Jeudi 2 avril 2009
Mardi 7 avril de 8h à 9h30 se tiendra le premier petit déjeuner démocrate des Anciens (et futurs anciens) HEC à la brasserie Le Pain Quotidien, 18 place du marché St Honoré, dans le 1er arrondissement.
Venez nombreux!

Plus d'infos sur:
http://www.facebook.com/event.php?eid=74023517497
Par NicolasC - Publié dans : Actualités - Communauté : Militants du Modem
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Samedi 28 mars 2009
Compte-rendu de la conférence du 17 mars 2009 sur
 "L’identité européenne"


Intervenants :

Marielle DE SARNEZ, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et tête de liste aux élections européennes en Ile-de-France ;
Sylvie GOULARD, Présidente du Mouvement Européen-France et tête de liste du Mouvement Démocrate aux élections européennes ;
Jean-Noël JEANNENEY, Ancien ministre et ancien directeur de la BNF, Président d’Europartenaires ;
Jean QUATREMER, Correspondant de Libération à Bruxelles ;
Florence AUTRET, Correspondante de La Tribune à Bruxelles;
Elie BARNAVI, Ancien ambassadeur d'Israël en France, directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles.





Définir l’identité européenne

Jean QUATREMER
L’identité et la définition de la citoyenneté européennes sont cruciales pour la construction de l’UE.
L’UE a été construite sur deux mythes fondateurs :
On fait l’Europe pour faire la paix ;
On fait l’Europe pour assurer la prospérité économique.
Aujourd’hui ces mythes ne fonctionnent plus. Pour la génération présente, la paix est un acquis, tandis que la prospérité est toujours vue comme insuffisante.
Actuellement il faut redonner du sens à la construction européenne, en répondant à la question : quelle est la raison pour la continuer ? On est incapable de justifier cette construction. Y-a-t-il encore des raisons pour continuer l’intégration de l’Europe?
Selon Jean Quatremer, comme dans le passé les nations se sont construites autour d’un conflit armé (contre une autre nation), l’Europe, elle aussi, a besoin d’un conflit majeur pour justifier son existence.

Jean-Noël JEANNENEY
L’identité est une image de soi et un bonheur d’exister avec les autres. Elle se définit par la difficulté de séparer « pourquoi » de « comment ».
Les critères qui permettent définir l’identité :
Les critères objectifs comme la religion, la langue, l’ethnie, ou les frontières géographiques – ne peuvent être définis une fois pour toute. Ces critères sont cependant insuffisants pour définir l’identité européenne d’aujourd’hui ;
Les critères subjectifs (définition d’Ernest Renan) – l’identité se définit par le vouloir de vivre ensemble. Le récit mythique est nécessaire (un récit collectif dans le sens positif)
C’est cette deuxième acception de l’identité qui parait la plus appropriée dans le contexte européen, et qui se traduit par la nécessité d’assumer des différences au sein de l’UE.
Une identité doit être aussi définie par rapport à une différence. Il faut s’affirmer en tant qu’un européen, sans pour autant tomber dans un antiaméricanisme primaire.

Sylvie GOULARD
La discussion sur l’identité se situe différemment selon qu’on se sent a l’aise ou menacé.
Contrairement à ce que prétend Jean Quatremer, la guerre n’a pas les mérites qu’on lui attribue (il n’y a pas de vertus d’une bonne guerre).
L’Europe est une exception car la période de paix dont on bénéficie est exceptionnelle dans l’histoire. L’Europe peut ainsi être considérée comme un prototype pour les autres peuples et régions dans le monde.
Selon Sylvie Goulard, l’Europe peut construire une identité propre sur le respect des différences et des diversités (culturelles, de taille de pays etc.), qui sera proche de vision de l’identité d’Ulrich Beck  L’Europe a, en effet, cette vertu de faire travailler les gens venant des différents horizons. L’identité  européenne peut se construire en tant que dynamique.

Marielle DE SARNEZ

Comment l’identité se fait-elle sentir au sein du Parlement Européen ?
L’entente est plus facile au sein du PE malgré les divergences linguistiques. Il y a une identité européenne qui n’est pas exclusive. C’est un de construction d’un avenir commun. L’Europe sera peut-être un modèle pour résoudre le conflit au Proche-Orient.
Le projet européen n’est pas fini. Il reste à bâtir un projet différent des autres pays du monde dans le domaine économique et social (en intégrant la notion du développement durable).
Il y a aussi des valeurs européennes – qui deviennent peu à peu universelles. Un projet original en matière de libertés publiques (respect des droits de l’homme) – avec comme l’illustration la lutte contre le terrorisme (ou les libertés individuelles ne devraient pas être sacrifiées). Finalement, l’Europe est attendue et entendue dans le monde dans le contexte du multilatéralisme. L’UE elle est perçue comme une puissance « tranquille».

Jean QUATREMER :

Le fait d’avoir un espace de règlement de différends par le juge ne crée pas de sentiment d’appartenance. La paix ne fait pas rêver. On ne parle jamais de la Cour Européenne de Justice. On ne parle pas du fait que l’Europe a permis la reconstruction de l’Asie après le Tsunami, mais l'opinion garde seulement en tête les images de l'aide humanitaire d'urgence américaine surmédiatisée.

Elie BARNAVI

Pour sa construction l’Europe nécessite la volonté de faire de choses ensemble. La volonté de vivre ensemble ne suffit plus. Un projet politique commun est indispensable pour peser dans le monde. L’Europe a besoin d’orgueil. La voix de l’Europe va être audible si elle s’accompagne de la conscience de soi, et de ‘hard power’. La paix est un idéal, mais pour défendre la paix il faut disposer de ce pouvoir. Le pacifisme (européen) est immoral par principe car il laisse le champ libre à la violence.
L’Europe est un modèle – l’Europe est l’effet de la paix. C’est une preuve que la guerre n’est pas une fatalité humaine. Aujourd’hui l’Europe détient la solution pour le Proche Orient, mais personne ne l’écoute (on consulte les européens pour la consolation, pour parler de la politique, on se tourne vers « Washington»).
L’Europe est-elle un modèle ou un prototype ?

Sylvie GOULARD : à la différence d’un modèle, un prototype n’est pas achevé. Un prototype est plus tourné vers l’avenir.

Elie BARNAVI : le prototype se construit avec des plans prédéfinis et préconçus – ce qui n’est pas le cas avec l’UE.

Jean-Noël JEANNENEY : dans l’histoire tout est un prototype. Mais l'autodénigrement des Européens est incroyablement nuisible (référence à la nécessité de l’orgueil).

Florence AUTRET : Comment se différencier des Américains ?

Jean-Noël JEANNEY : la différence n’est pas équivalente à l’adversité.
En Europe, la concurrence est posée en tant qu’un bien absolu. Ce n’est pas un bien en soi mais un instrument, qui devrait être modulé en fonction des besoins.

Marielle DE SARNEZ : en Europe et aux Etats-Unis nous avons deux modèles différents.
Le domaine énergétique – la crise d’approvisionnement du gaz en Europe de l’hiver dernier n’a choqué personne, ce qui pose un problème considérable, surtout au moment, où on se sert de l’énergie en tant qu’un lever politique. La nécessité d’une solidarité politique et économique se manifeste ;
La réponse à la crise économique - il devrait y avoir un plan européen de sauvetage de l’industrie automobile, au lieu d’avoir des plans nationaux non coordonnés et concurrents ;
Le manque de l’approfondissement de l’UE au moment de l’élargissement - la question de l’élargissement n’a pas été expliquée aux Européens ;
La politique extérieure – l’UE est le premier contributeur d’aide au Proche Orient mais n’a pas un seul mot à dire dans la résolution du conflit. 

Conclusion : l’enjeu primordial – il faut que les Européens décident d’exister.

Elie BARNAVI : le Quartet au Proche Orient (les États-Unis, la Russie, les Nations Unies et  l'Union Européenne) est une idée européenne, qui a été par la suite confisquée par les Etats-Unis.

Jean QUATREMER : le problème majeur de l’Europe vient du fait qu’on n’est pas d’accord sur ce qu’on veut faire ensemble dans le domaine de la politique commune de la défense. Les Européens ne sont pas prêts à faire de sacrifices (augmenter les dépenses pour la sécurité par exemple).

Sylvie GOULARD : il faut tenir en compte que lorsqu’on parle des sacrifices nécessaires pour mettre en place des politiques de la défense commune et diplomatique, les pays européens ne sont pas égaux et n’ont pas les mêmes moyens financiers.
D’autre part, il ne faut jamais oublier qu’au début de la construction, le but des Pères Fondateurs était précisément de peser dans le monde.
En ce qui concerne le vote de la Constitution et la question épineuse du « Non Irlandais », il aurait fallu s’inspirer du cas historique de Rhode Island (un Etat américain qui avait rejoint la fédération deux après la ratification de la Constitution par les autres Etats) et procéder à l’adoption de la Constitution sans l’Irlande.

Questions : 

Peut-on construire l’Europe sans une guerre ?
Comment faire comprendre aux citoyens les avantages de l’Europe ?

Jean-Noël JEANNENEY : il est possible d’avoir une identité sans la guerre ; mais à condition d’avoir d’autres tensions majeures comme une crise économique mondiale et/ou la possibilité d’une épidémie sanitaire grave. Pour le renforcement de sentiment solidarité un péril est obligatoire ;

Elie BARNAVI : il n’y a pas que les dangers qui constituent des Etats. Il y a aussi  l’éducation. Pour cela le Musée de l’Europe est construit à Bruxelles. A l’époque une idée de préparer un manuel commun d’histoire de l’Europe est apparue (en coopération avec un historien polonais Kszysztof Pomian) ;

Marielle DE SARNEZ : il faut tout d’abord adresser le problème du désamour pour l’Europe en France. Les derniers élargissements ont été mal gérés. Le sentiment que l’Europe est une affaire de la politique étrangère est perceptible. La crise actuelle peut devenir une véritable occasion pour faire avancer l’Europe ;

Jean QUATREMER : il faut révéler l’identité européenne mais le problème est de trouver des moyens pour la révéler. Cela passe par le discours plus courageux des hommes politiques ;

Sylvie GOULARD : un phénomène curieux et positif se produit à l’heure actuelle, à savoir la différence s’estompe entre les acteurs et les observateurs de la vie politique au sein de l’UE. Ceci permet de mieux informer les citoyens sur ce qui se passe réellement à Bruxelles!




Par NicolasC - Publié dans : Actualités - Communauté : Militants du Modem
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Dimanche 15 mars 2009
MARDI 17 MARS NE MANQUEZ PAS LA VENUE DE SYLVIE GOULARD ET MARIELLE DE SARNEZ SUR LE CAMPUS!

Dans le cadre des Journées de l'Europe organisées par HEC Débats et le Mouvement Européen http://www.mouvement-europeen.eu/Journee-de-l-Europe , le campus accueillera deux responsables politiques de premier plan :

A 17H30 en Tézenas: Conférence sur l'identité européenne
avec Jean-Noël Jeanneney, Elie Barnavi
et SYLVIE GOULARD (Présidente du Mouvement Européen, professeur à SciencesPo, et tête de liste dans la région Grand Ouest pour le Mouvement Démocrate)


A 20H en Blondeau: Le point sur la campagne des européennes,
avec Harlem Désir, Francis Wurtz
et MARIELLE DE SARNEZ (Vice-présidente du Mouvement Démocrate, députée européenne membre de l'Alliance des Démocrates et Libéraux pour l'Europe, et tête de liste MoDem aux européennes en Ile-de-France)


== > A 19h30 en Tézenas, Marielle de Sarnez partagera un verre avec les étudiants pour discuter de manière informelle et conviviale de la campagne des élections européennes, du Mouvement Démocrate ou de l'actualité politique en général! VENEZ NOMBREUX !
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Dimanche 1 mars 2009
Alors que s'ouvre à peine la campagne pour les élections européennes qui auront lieu le 7 juin 2009, il peut être très intéressant de jeter un regard en arrière pour comparer avec les débats qui ont pu avoir lieu à l'époque.
Cela est d'autant plus éclairant que les protagonistes de l'époque s'appelaient Sarkozy, Bayrou, et Hollande (têtes de liste nationales, les grandes régions n'ayant été dessinées qu'en 2004).
Retour donc, en vidéo, sur le duel entre Sarkozy et Bayrou dans le cadre des débats pour les européennes de 1999:

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Lundi 9 février 2009
Au programme: commande groupée de pizza-bières, le point sur le premier semestre (partenariat entre le blog et agoravox.fr, visite du CES, contacts avec les anciens, ...) , activités prévues pour le second, débat libre, refondation du capitalisme, refondation de l'Europe, et refondation du monde (selon l'alcoolémie des participants).

Venez en masse!
Par VincentC - Publié dans : Vie de l'assoce
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Jeudi 5 février 2009

Les pays asiatiques seront les plus touchés par la crise économique. Leurs économies dépendent beaucoup trop des exportations vers les économies de l’Europe et des Etats-Unis pour ne pas subir de plein fouet la crise actuelle. Le Japon, au mois de décembre, a eu une baisse de 35% de ses exportations par rapport à l’année dernière. La Chine connaît une grave crise économique et sociale que reflètent mal les données officielles communiquées par le régime officiel. Certains parient sur un renversement du régime communiuste. En Thaïlande, les banques demandent des prêts d’urgence au gouvernement. Les déséquilibres permanents des balances courantes des pays asiatiques, qui génèrent un transfert massif d’argent vers les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, est une des causes de l’extension de la crise financière dans la sphère de l’économie réelle.

Les indices économiques sont désastreux. Le PIB du Japon a baissé de 10% au quatrième trimestre (à un rythme annualisé), Singapour de 17%, et la Corée du Sud 21%. En même temps, les exportations ont chuté de 21% en Décembre pour la Chine, 45% pour le Vietnam en Janvier. Les importations chutent à des vitesses encore plus importantes. La demande intérieure est en chute libre. Après avoir poussé leurs pays à s’intégrer à l’économie mondiale en tant qu’exportateurs de biens de basse ou haute technologie, ces pays se trouvent sans coopération intra-régionale susceptible de contrecarrer la baisse de la demande en Europe et aux Etats-Unis.

Les déséquilibres mondiaux suscités par les économies asiatiques expliquent en partie la crise économique actuelle. Les gouvernements de ces pays achetaient une part importante des réserves du Trésor Américain avec leur balance courante (balance commerciale + des services + des transferts courants + des revenus) positive. Le sort du dollar était entre leurs mains. Leurs populations avaient un taux d’épargne élevé (mais pas aussi élevé que le taux d’épargne français, ndlr) qu’ils plaçaient dans l’économie américaine. Ceci a entraîné une spéculation sur l’immobilier aux Etats-Unis, augmenté le prix des obligations émises par le gouvernement, et a fait baisser les taux d’intérêt de long terme aux Etats-Unis (la fameuse « énigme » - conundrum -de Greenspan). La cause profonde de la crise n’est pas tant le lucre ou la financiarisation du monde, mais un déséquilibre mondial – les obligations du trésor britannique ou américain qui financent les retraites des fermiers du Guangdong . La cause ? Les habitants de pays pauvres préfèrent placer leur argent là où il est le plus sur, plutôt que dans leur propre pays.

Que faire maintenant ? De nombreux pays asiatiques sont face à un dilemme : continuer ce modèle exportateur ou utiliser leurs ressources pour favoriser la relance par la consommation domestique. Ils en ont les moyens. Ils devraient alors favoriser une consommation locale, donc de baisser leur taux d’épargne et leurs exportations.

Le Japon n’a pas suivi cette stratégie lorsqu’il en avait le choix. Face à une crise pendant toutes les années 1990, le Japon a retrouvé une croissance stable grâce à l’augmentation de ses exportations vers la Chine. Aujourd’hui, c’est le pays le plus touché par la crise : la demande nationale est pauvre. Les chefs d’entreprise supplient le gouvernement de racheter du yen pour le faire baisser à un taux de change plus favorable, qui leur permettrait de mieux exporter.

La Chine pourrait prendre une voie différente, en acceptant d’augmenter la valeur de sa monnaie ; cela réduirait ses exportations, mais permettrait à sa population d’acheter plus facilement des produits étrangers. En baissant son taux d’épargne, elle mettrait fin à un déséquilibre financier mondial.
Par NicolasC - Publié dans : Réflexions - Communauté : Militants du Modem
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Mardi 20 janvier 2009
Facebook, Myspace, les sites communautaires : le web 2.0 est maintenant le quotidien de la grande majorité des internautes. Cependant, ni Frédéric Lefebvre (Porte parole de l'UMP, pressenti un moment comme prochain secrétaire d'Etat à l'économie numérique), ni Benoit Hamon (Porte parole du PS et député européen) ne semblent être au courant...

Par VincentC - Publié dans : Actualités
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Samedi 10 janvier 2009

Au Sénat, le groupe RDSE (radicaux de gauche et valoisiens) et Union Centriste (MoDem, Nouveau Centre et UDF indépendants) amorcent leur fusion !!

Article paru dans Le Figaro du 9 janvier 2009

Le pas de deux du centre droit et du centre gauche au Sénat 

Judith Waintraub

Michel Mercier (Union centriste) a engagé des conversations avec les Radicaux de gauche.

Appliquée au Sénat, la stratégie d'ouverture prend un chemin inédit : depuis le renouvellement de septembre, c'est Michel Mercier, président de l'Union centriste, qui est à la manœuvre. Il rêve de marier les 29 membres de son groupe aux 17 élus du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen). Sollicité par Le Figaro, le sénateur du Rhône n'a pas souhaité s'exprimer, mais pour son collègue de la Mayenne Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, l'objectif de ce projet de fusion est transparent : «Il s'agit de créer au centre un groupe suffisamment fort, dans la perspective du basculement à gauche de la majorité sénatoriale de 2011.»

L'Élysée suit avec attention les efforts de Michel Mercier. Champion de l'œcuménisme, il est toujours trésorier du MoDem de François Bayrou, bien qu'il participe aux réunions des dirigeants de la majorité autour de Nicolas Sarkozy comme de François Fillon.

Un grand écart que sa collègue du Sénat Jacqueline Gourault explique par «le lien affectif fort que Michel garde avec François». Cette bayrouiste de choc cohabite sans problème au sein du groupe avec les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy et avec Jean Arthuis et les nostalgiques de l'UDF. Elle se dit «plutôt séduite» par la perspective d'une fusion avec le groupe RDSE, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec celles de Michel Mercier. Selon elle, ce projet cadre bien avec «l'idée de François Bayrou de construire un rassemblement avec un centre indépendant». «Dans nos deux groupes, on a la liberté de vote, ajoute Jacqueline Gourault, et nos positionnements politiques ne sont pas si éloignés que ça.»

Jean-Michel Baylet est d'accord sur ce dernier point. Le Parti radical de gauche, qu'il préside, est largement majoritaire dans le groupe RDSE. Malgré le renfort de Jean-Pierre Chevènement, de quelques socialistes en rupture de ban comme Michel Charasse et la présence autour du Radical valoisien Aymeri de Montesquiou d'une poignée de soutiens fidèles de l'UMP. Convaincu que «l'avenir du Sénat, et notamment l'élection de son président, va se jouer au centre, centre gauche et centre droit, lors du renouvellement de 2011», Jean-Michel Baylet encourage son ami Yves Collin, président du groupe RDSE, à continuer ses «conversations» avec Michel Mercier, «et plus si affinités». «Il y a une carte à jouer pour des élus qui ne sont pas alignés sur une stratégie rigide d'opposition ou de soutien à la majorité», confirme Collin, en précisant néanmoins qu'il n'est pas question pour lui d'abandonner les « valeurs » fondatrices des Radicaux de gauche, au premier rang desquelles la laïcité.


Charasse, «laïc et républicain»

C'est aussi ce que Michel Charasse a expliqué à Michel Mercier. Opposé à la fusion, l'ancien ministre de François Mitterrand fait un résumé lapidaire de son entretien avec le sénateur du Rhône : «Quand il est venu me voir, je lui ai dit que si j'adhérais à un groupe, son intitulé devrait comporter les adjectifs laïc et républicain. Donc je suis tranquille : les centristes ne viendront pas !» De son côté, l'ex-UDF Jean Arthuis reconnaît qu'«atteindre une taille critique peut être un moyen de servir plus efficacement ses idées», mais s'interroge sur la solidité des convictions européennes du groupe RDSE, dont Jean-Pierre Chevènement est désormais une figure. «Et puis, fait remarquer Jean-Michel Baylet, il y a un point qui n'est pas secondaire : qui présiderait le groupe fusionné ?»

Numériquement minoritaires, les Radicaux de gauche et les ex-PS du RDSE ne sont pas prêts pour autant à se ranger derrière un chef de file comme Michel Mercier, qui ne cache ni sa proximité avec Nicolas Sarkozy, ni ses ambitions ministérielles. Inversement, beaucoup de responsables du Nouveau Centre comme de l'UMP estiment que la fusion avec un groupe majoritairement de gauche créerait surtout de la confusion. «Mercier devrait faire attention, prévient même Jean-Claude Gaudin : on ne peut pas être ministre avec la droite et zyeuter à gauche.»

Par NicolasC - Publié dans : Actualités
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Dimanche 28 décembre 2008
(A lire sur le site du média citoyen participatif  StreetReporters http://www.streetreporters.net/views/1632-cest-la-crise-)


Les jeunes UMP souffrent-ils de la crise ?
envoyé par STREETREPORTERS_NET


Mercredi 10 décembre, 17h 00
Conseil régional d’île de France. Les jeunes populaires, (les jeunes de l’UMP, donc) se réunissent pour parler du pouvoir d’achat des jeunes. «Travaillez plus, répartir mieux», proposent-ils. «Très clairement, nous les étudiants, on ne sent pas du tout, les effets de la crise», remarque tranquillement un sympathisant. D’ailleurs, ses soucis sont d’un autre ordre : «les jeunes vivent difficilement la transition vers l’âge adulte», affirme le document de travail distribué à l’entrée.

Et en effet, on sent tout de suite que la dure période de la jeunesse n’est pas gagnée d’avance pour ce activistes… «Comme la majorité des étudiants, j’ai une voiture», précise un militant. Qui va encore dire que la jeunesse dorée est coupée de la réalité ? C’est à se demander, d’ailleurs, ce qu’attend la gauche pour militer sérieusement en faveur de la construction de parkings dans les universités.

Mais force est de constater que Nicolas Sarkozy séduit, même chez les 18-24 ans. Ainsi, le très sérieux baromètre mensuel Isama -Valeurs actuelles indique qu’ils sont désormais 43 % à soutenir son action. Près d’un sur deux. Inutile de se lamenter, tout le monde a des soucis : «les cadeaux de noël seront un peu plus petits, cette année», remarque un cadre. Et sinon, le kebab, on le prend sans frites maintenant ?  «Je mangeais pas de kebab, à l’origine, et j’en mange toujours pas ». C'est toujours ça de gagné sur l'essence.
Par VincentC - Publié dans : Actualités
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Lundi 22 décembre 2008


La recomposition du paysage politique français est en marche!

Le PRG envisage des listes communes avec Bayrou aux européennes


Alors que le 2 décembre dernier, Eric Besson déclarait au Figaro souhaiter la naissance d'une confédération de la majorité (http://www.lefigaro.fr/politique/2008/12/03/01002-20081203ARTFIG00048-besson-je-souhaite-une-confederation-de-la-majorite-.php), dernier avatar en date d'une longue série de manoeuvres destinées à annexer à l'UMP les quelques forces récalcitrantes qui résistaient encore, et à aller ainsi doucement vers la voie du bipartisme:

"Les centres, du Nouveau Centre d'Hervé Morin au Parti radical de Jean-Louis Borloo, en passant par Jean-Marie Bockel, Jean-Marie Cavada et mon mouvement, Les Progressistes, auraient pu essayer de se regrouper et créer un second parti à l'intérieur de la majorité. Mais je ne suis pas certain que tout le monde le veuille vraiment, ni que cela corresponde à l'analyse du président de la République qui sait que, dans toutes les grandes démocraties, la politique est organisée autour de deux blocs principaux. Je crois davantage à l'idée d'une confédération de la majorité présidentielle."

Aujourd'hui, coup de tonnerre dans le paysage politique français, dont la recomposition post-présidentielle n'est pas achevée, le PRG déclare privilégier pour les élections européennes un partenariat avec le MoDem, au détriment du PS (voir la dépêche AFP ci-dessous):


Européennes: Jean-Michel Baylet envisage des listes avec Bayrou

Le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a indiqué dimanche qu'il envisageait de constituer des listes avec le MoDem de François Bayrou, dont il se sent plus proche que du PS, "divisé" sur l'Europe.

 


Le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a indiqué dimanche qu'il envisageait de constituer des listes avec le MoDem de François Bayrou, dont il se sent plus proche que du PS, "divisé" sur l'Europe.

"J'ai demandé à rencontrer François Bayrou parce que j'envisage la possibilité de faire des listes avec lui", a indiqué M. Baylet au Journal du dimanche.

"Son courant et le mien ont toujours été a l'avant-garde de la construction Européenne. Nous avons une vision semblable de l'Europe : fédérale, sociale et puissante. Il y a plus de choses qui nous rapprochent de François Bayrou que du PS, divisé sur le sujet", a ajouté le sénateur du Tarn-et-Garonne.

"Ce n'est pas une rupture (ndr: avec le PS) mais une manière de se démarquer", selon M. Baylet.

"La dernière fois, le PS nous avait baladés et nous n'avions eu aucun élu au Parlement Européen, pas question que cela recommence", selon lui.

"Comme la gauche tient la quasi-totalité des régions il y a des chances pour que nous repartions avec le PS aux régionales. Quand à la présidentielle, il faudra rassembler tout le monde. Bayrou est un opposant confirmé à la politique de Sarkozy et tous les opposants devront se rassembler au second tour", conclut-il.

Par VincentC - Publié dans : Actualités
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