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Jeudi 2 avril 2009
Mardi 7 avril de 8h à 9h30 se tiendra le premier petit déjeuner démocrate des Anciens (et futurs anciens) HEC à la brasserie Le Pain Quotidien, 18 place du marché St Honoré, dans le 1er arrondissement.
Venez nombreux!

Plus d'infos sur:
http://www.facebook.com/event.php?eid=74023517497
Par NicolasC
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Samedi 28 mars 2009
Compte-rendu de la conférence du 17 mars 2009 sur
 "L’identité européenne"


Intervenants :

Marielle DE SARNEZ, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et tête de liste aux élections européennes en Ile-de-France ;
Sylvie GOULARD, Présidente du Mouvement Européen-France et tête de liste du Mouvement Démocrate aux élections européennes ;
Jean-Noël JEANNENEY, Ancien ministre et ancien directeur de la BNF, Président d’Europartenaires ;
Jean QUATREMER, Correspondant de Libération à Bruxelles ;
Florence AUTRET, Correspondante de La Tribune à Bruxelles;
Elie BARNAVI, Ancien ambassadeur d'Israël en France, directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles.





Définir l’identité européenne

Jean QUATREMER
L’identité et la définition de la citoyenneté européennes sont cruciales pour la construction de l’UE.
L’UE a été construite sur deux mythes fondateurs :
On fait l’Europe pour faire la paix ;
On fait l’Europe pour assurer la prospérité économique.
Aujourd’hui ces mythes ne fonctionnent plus. Pour la génération présente, la paix est un acquis, tandis que la prospérité est toujours vue comme insuffisante.
Actuellement il faut redonner du sens à la construction européenne, en répondant à la question : quelle est la raison pour la continuer ? On est incapable de justifier cette construction. Y-a-t-il encore des raisons pour continuer l’intégration de l’Europe?
Selon Jean Quatremer, comme dans le passé les nations se sont construites autour d’un conflit armé (contre une autre nation), l’Europe, elle aussi, a besoin d’un conflit majeur pour justifier son existence.

Jean-Noël JEANNENEY
L’identité est une image de soi et un bonheur d’exister avec les autres. Elle se définit par la difficulté de séparer « pourquoi » de « comment ».
Les critères qui permettent définir l’identité :
Les critères objectifs comme la religion, la langue, l’ethnie, ou les frontières géographiques – ne peuvent être définis une fois pour toute. Ces critères sont cependant insuffisants pour définir l’identité européenne d’aujourd’hui ;
Les critères subjectifs (définition d’Ernest Renan) – l’identité se définit par le vouloir de vivre ensemble. Le récit mythique est nécessaire (un récit collectif dans le sens positif)
C’est cette deuxième acception de l’identité qui parait la plus appropriée dans le contexte européen, et qui se traduit par la nécessité d’assumer des différences au sein de l’UE.
Une identité doit être aussi définie par rapport à une différence. Il faut s’affirmer en tant qu’un européen, sans pour autant tomber dans un antiaméricanisme primaire.

Sylvie GOULARD
La discussion sur l’identité se situe différemment selon qu’on se sent a l’aise ou menacé.
Contrairement à ce que prétend Jean Quatremer, la guerre n’a pas les mérites qu’on lui attribue (il n’y a pas de vertus d’une bonne guerre).
L’Europe est une exception car la période de paix dont on bénéficie est exceptionnelle dans l’histoire. L’Europe peut ainsi être considérée comme un prototype pour les autres peuples et régions dans le monde.
Selon Sylvie Goulard, l’Europe peut construire une identité propre sur le respect des différences et des diversités (culturelles, de taille de pays etc.), qui sera proche de vision de l’identité d’Ulrich Beck  L’Europe a, en effet, cette vertu de faire travailler les gens venant des différents horizons. L’identité  européenne peut se construire en tant que dynamique.

Marielle DE SARNEZ

Comment l’identité se fait-elle sentir au sein du Parlement Européen ?
L’entente est plus facile au sein du PE malgré les divergences linguistiques. Il y a une identité européenne qui n’est pas exclusive. C’est un de construction d’un avenir commun. L’Europe sera peut-être un modèle pour résoudre le conflit au Proche-Orient.
Le projet européen n’est pas fini. Il reste à bâtir un projet différent des autres pays du monde dans le domaine économique et social (en intégrant la notion du développement durable).
Il y a aussi des valeurs européennes – qui deviennent peu à peu universelles. Un projet original en matière de libertés publiques (respect des droits de l’homme) – avec comme l’illustration la lutte contre le terrorisme (ou les libertés individuelles ne devraient pas être sacrifiées). Finalement, l’Europe est attendue et entendue dans le monde dans le contexte du multilatéralisme. L’UE elle est perçue comme une puissance « tranquille».

Jean QUATREMER :

Le fait d’avoir un espace de règlement de différends par le juge ne crée pas de sentiment d’appartenance. La paix ne fait pas rêver. On ne parle jamais de la Cour Européenne de Justice. On ne parle pas du fait que l’Europe a permis la reconstruction de l’Asie après le Tsunami, mais l'opinion garde seulement en tête les images de l'aide humanitaire d'urgence américaine surmédiatisée.

Elie BARNAVI

Pour sa construction l’Europe nécessite la volonté de faire de choses ensemble. La volonté de vivre ensemble ne suffit plus. Un projet politique commun est indispensable pour peser dans le monde. L’Europe a besoin d’orgueil. La voix de l’Europe va être audible si elle s’accompagne de la conscience de soi, et de ‘hard power’. La paix est un idéal, mais pour défendre la paix il faut disposer de ce pouvoir. Le pacifisme (européen) est immoral par principe car il laisse le champ libre à la violence.
L’Europe est un modèle – l’Europe est l’effet de la paix. C’est une preuve que la guerre n’est pas une fatalité humaine. Aujourd’hui l’Europe détient la solution pour le Proche Orient, mais personne ne l’écoute (on consulte les européens pour la consolation, pour parler de la politique, on se tourne vers « Washington»).
L’Europe est-elle un modèle ou un prototype ?

Sylvie GOULARD : à la différence d’un modèle, un prototype n’est pas achevé. Un prototype est plus tourné vers l’avenir.

Elie BARNAVI : le prototype se construit avec des plans prédéfinis et préconçus – ce qui n’est pas le cas avec l’UE.

Jean-Noël JEANNENEY : dans l’histoire tout est un prototype. Mais l'autodénigrement des Européens est incroyablement nuisible (référence à la nécessité de l’orgueil).

Florence AUTRET : Comment se différencier des Américains ?

Jean-Noël JEANNEY : la différence n’est pas équivalente à l’adversité.
En Europe, la concurrence est posée en tant qu’un bien absolu. Ce n’est pas un bien en soi mais un instrument, qui devrait être modulé en fonction des besoins.

Marielle DE SARNEZ : en Europe et aux Etats-Unis nous avons deux modèles différents.
Le domaine énergétique – la crise d’approvisionnement du gaz en Europe de l’hiver dernier n’a choqué personne, ce qui pose un problème considérable, surtout au moment, où on se sert de l’énergie en tant qu’un lever politique. La nécessité d’une solidarité politique et économique se manifeste ;
La réponse à la crise économique - il devrait y avoir un plan européen de sauvetage de l’industrie automobile, au lieu d’avoir des plans nationaux non coordonnés et concurrents ;
Le manque de l’approfondissement de l’UE au moment de l’élargissement - la question de l’élargissement n’a pas été expliquée aux Européens ;
La politique extérieure – l’UE est le premier contributeur d’aide au Proche Orient mais n’a pas un seul mot à dire dans la résolution du conflit. 

Conclusion : l’enjeu primordial – il faut que les Européens décident d’exister.

Elie BARNAVI : le Quartet au Proche Orient (les États-Unis, la Russie, les Nations Unies et  l'Union Européenne) est une idée européenne, qui a été par la suite confisquée par les Etats-Unis.

Jean QUATREMER : le problème majeur de l’Europe vient du fait qu’on n’est pas d’accord sur ce qu’on veut faire ensemble dans le domaine de la politique commune de la défense. Les Européens ne sont pas prêts à faire de sacrifices (augmenter les dépenses pour la sécurité par exemple).

Sylvie GOULARD : il faut tenir en compte que lorsqu’on parle des sacrifices nécessaires pour mettre en place des politiques de la défense commune et diplomatique, les pays européens ne sont pas égaux et n’ont pas les mêmes moyens financiers.
D’autre part, il ne faut jamais oublier qu’au début de la construction, le but des Pères Fondateurs était précisément de peser dans le monde.
En ce qui concerne le vote de la Constitution et la question épineuse du « Non Irlandais », il aurait fallu s’inspirer du cas historique de Rhode Island (un Etat américain qui avait rejoint la fédération deux après la ratification de la Constitution par les autres Etats) et procéder à l’adoption de la Constitution sans l’Irlande.

Questions : 

Peut-on construire l’Europe sans une guerre ?
Comment faire comprendre aux citoyens les avantages de l’Europe ?

Jean-Noël JEANNENEY : il est possible d’avoir une identité sans la guerre ; mais à condition d’avoir d’autres tensions majeures comme une crise économique mondiale et/ou la possibilité d’une épidémie sanitaire grave. Pour le renforcement de sentiment solidarité un péril est obligatoire ;

Elie BARNAVI : il n’y a pas que les dangers qui constituent des Etats. Il y a aussi  l’éducation. Pour cela le Musée de l’Europe est construit à Bruxelles. A l’époque une idée de préparer un manuel commun d’histoire de l’Europe est apparue (en coopération avec un historien polonais Kszysztof Pomian) ;

Marielle DE SARNEZ : il faut tout d’abord adresser le problème du désamour pour l’Europe en France. Les derniers élargissements ont été mal gérés. Le sentiment que l’Europe est une affaire de la politique étrangère est perceptible. La crise actuelle peut devenir une véritable occasion pour faire avancer l’Europe ;

Jean QUATREMER : il faut révéler l’identité européenne mais le problème est de trouver des moyens pour la révéler. Cela passe par le discours plus courageux des hommes politiques ;

Sylvie GOULARD : un phénomène curieux et positif se produit à l’heure actuelle, à savoir la différence s’estompe entre les acteurs et les observateurs de la vie politique au sein de l’UE. Ceci permet de mieux informer les citoyens sur ce qui se passe réellement à Bruxelles!




Par NicolasC
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Dimanche 1 mars 2009
Alors que s'ouvre à peine la campagne pour les élections européennes qui auront lieu le 7 juin 2009, il peut être très intéressant de jeter un regard en arrière pour comparer avec les débats qui ont pu avoir lieu à l'époque.
Cela est d'autant plus éclairant que les protagonistes de l'époque s'appelaient Sarkozy, Bayrou, et Hollande (têtes de liste nationales, les grandes régions n'ayant été dessinées qu'en 2004).
Retour donc, en vidéo, sur le duel entre Sarkozy et Bayrou dans le cadre des débats pour les européennes de 1999:

Par VincentC
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Mardi 20 janvier 2009
Facebook, Myspace, les sites communautaires : le web 2.0 est maintenant le quotidien de la grande majorité des internautes. Cependant, ni Frédéric Lefebvre (Porte parole de l'UMP, pressenti un moment comme prochain secrétaire d'Etat à l'économie numérique), ni Benoit Hamon (Porte parole du PS et député européen) ne semblent être au courant...

Par VincentC
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Samedi 10 janvier 2009

Au Sénat, le groupe RDSE (radicaux de gauche et valoisiens) et Union Centriste (MoDem, Nouveau Centre et UDF indépendants) amorcent leur fusion !!

Article paru dans Le Figaro du 9 janvier 2009

Le pas de deux du centre droit et du centre gauche au Sénat 

Judith Waintraub

Michel Mercier (Union centriste) a engagé des conversations avec les Radicaux de gauche.

Appliquée au Sénat, la stratégie d'ouverture prend un chemin inédit : depuis le renouvellement de septembre, c'est Michel Mercier, président de l'Union centriste, qui est à la manœuvre. Il rêve de marier les 29 membres de son groupe aux 17 élus du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen). Sollicité par Le Figaro, le sénateur du Rhône n'a pas souhaité s'exprimer, mais pour son collègue de la Mayenne Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, l'objectif de ce projet de fusion est transparent : «Il s'agit de créer au centre un groupe suffisamment fort, dans la perspective du basculement à gauche de la majorité sénatoriale de 2011.»

L'Élysée suit avec attention les efforts de Michel Mercier. Champion de l'œcuménisme, il est toujours trésorier du MoDem de François Bayrou, bien qu'il participe aux réunions des dirigeants de la majorité autour de Nicolas Sarkozy comme de François Fillon.

Un grand écart que sa collègue du Sénat Jacqueline Gourault explique par «le lien affectif fort que Michel garde avec François». Cette bayrouiste de choc cohabite sans problème au sein du groupe avec les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy et avec Jean Arthuis et les nostalgiques de l'UDF. Elle se dit «plutôt séduite» par la perspective d'une fusion avec le groupe RDSE, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec celles de Michel Mercier. Selon elle, ce projet cadre bien avec «l'idée de François Bayrou de construire un rassemblement avec un centre indépendant». «Dans nos deux groupes, on a la liberté de vote, ajoute Jacqueline Gourault, et nos positionnements politiques ne sont pas si éloignés que ça.»

Jean-Michel Baylet est d'accord sur ce dernier point. Le Parti radical de gauche, qu'il préside, est largement majoritaire dans le groupe RDSE. Malgré le renfort de Jean-Pierre Chevènement, de quelques socialistes en rupture de ban comme Michel Charasse et la présence autour du Radical valoisien Aymeri de Montesquiou d'une poignée de soutiens fidèles de l'UMP. Convaincu que «l'avenir du Sénat, et notamment l'élection de son président, va se jouer au centre, centre gauche et centre droit, lors du renouvellement de 2011», Jean-Michel Baylet encourage son ami Yves Collin, président du groupe RDSE, à continuer ses «conversations» avec Michel Mercier, «et plus si affinités». «Il y a une carte à jouer pour des élus qui ne sont pas alignés sur une stratégie rigide d'opposition ou de soutien à la majorité», confirme Collin, en précisant néanmoins qu'il n'est pas question pour lui d'abandonner les « valeurs » fondatrices des Radicaux de gauche, au premier rang desquelles la laïcité.


Charasse, «laïc et républicain»

C'est aussi ce que Michel Charasse a expliqué à Michel Mercier. Opposé à la fusion, l'ancien ministre de François Mitterrand fait un résumé lapidaire de son entretien avec le sénateur du Rhône : «Quand il est venu me voir, je lui ai dit que si j'adhérais à un groupe, son intitulé devrait comporter les adjectifs laïc et républicain. Donc je suis tranquille : les centristes ne viendront pas !» De son côté, l'ex-UDF Jean Arthuis reconnaît qu'«atteindre une taille critique peut être un moyen de servir plus efficacement ses idées», mais s'interroge sur la solidité des convictions européennes du groupe RDSE, dont Jean-Pierre Chevènement est désormais une figure. «Et puis, fait remarquer Jean-Michel Baylet, il y a un point qui n'est pas secondaire : qui présiderait le groupe fusionné ?»

Numériquement minoritaires, les Radicaux de gauche et les ex-PS du RDSE ne sont pas prêts pour autant à se ranger derrière un chef de file comme Michel Mercier, qui ne cache ni sa proximité avec Nicolas Sarkozy, ni ses ambitions ministérielles. Inversement, beaucoup de responsables du Nouveau Centre comme de l'UMP estiment que la fusion avec un groupe majoritairement de gauche créerait surtout de la confusion. «Mercier devrait faire attention, prévient même Jean-Claude Gaudin : on ne peut pas être ministre avec la droite et zyeuter à gauche.»

Par NicolasC
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Dimanche 28 décembre 2008
(A lire sur le site du média citoyen participatif  StreetReporters http://www.streetreporters.net/views/1632-cest-la-crise-)


Les jeunes UMP souffrent-ils de la crise ?
envoyé par STREETREPORTERS_NET


Mercredi 10 décembre, 17h 00
Conseil régional d’île de France. Les jeunes populaires, (les jeunes de l’UMP, donc) se réunissent pour parler du pouvoir d’achat des jeunes. «Travaillez plus, répartir mieux», proposent-ils. «Très clairement, nous les étudiants, on ne sent pas du tout, les effets de la crise», remarque tranquillement un sympathisant. D’ailleurs, ses soucis sont d’un autre ordre : «les jeunes vivent difficilement la transition vers l’âge adulte», affirme le document de travail distribué à l’entrée.

Et en effet, on sent tout de suite que la dure période de la jeunesse n’est pas gagnée d’avance pour ce activistes… «Comme la majorité des étudiants, j’ai une voiture», précise un militant. Qui va encore dire que la jeunesse dorée est coupée de la réalité ? C’est à se demander, d’ailleurs, ce qu’attend la gauche pour militer sérieusement en faveur de la construction de parkings dans les universités.

Mais force est de constater que Nicolas Sarkozy séduit, même chez les 18-24 ans. Ainsi, le très sérieux baromètre mensuel Isama -Valeurs actuelles indique qu’ils sont désormais 43 % à soutenir son action. Près d’un sur deux. Inutile de se lamenter, tout le monde a des soucis : «les cadeaux de noël seront un peu plus petits, cette année», remarque un cadre. Et sinon, le kebab, on le prend sans frites maintenant ?  «Je mangeais pas de kebab, à l’origine, et j’en mange toujours pas ». C'est toujours ça de gagné sur l'essence.
Par VincentC
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Lundi 22 décembre 2008


La recomposition du paysage politique français est en marche!

Le PRG envisage des listes communes avec Bayrou aux européennes


Alors que le 2 décembre dernier, Eric Besson déclarait au Figaro souhaiter la naissance d'une confédération de la majorité (http://www.lefigaro.fr/politique/2008/12/03/01002-20081203ARTFIG00048-besson-je-souhaite-une-confederation-de-la-majorite-.php), dernier avatar en date d'une longue série de manoeuvres destinées à annexer à l'UMP les quelques forces récalcitrantes qui résistaient encore, et à aller ainsi doucement vers la voie du bipartisme:

"Les centres, du Nouveau Centre d'Hervé Morin au Parti radical de Jean-Louis Borloo, en passant par Jean-Marie Bockel, Jean-Marie Cavada et mon mouvement, Les Progressistes, auraient pu essayer de se regrouper et créer un second parti à l'intérieur de la majorité. Mais je ne suis pas certain que tout le monde le veuille vraiment, ni que cela corresponde à l'analyse du président de la République qui sait que, dans toutes les grandes démocraties, la politique est organisée autour de deux blocs principaux. Je crois davantage à l'idée d'une confédération de la majorité présidentielle."

Aujourd'hui, coup de tonnerre dans le paysage politique français, dont la recomposition post-présidentielle n'est pas achevée, le PRG déclare privilégier pour les élections européennes un partenariat avec le MoDem, au détriment du PS (voir la dépêche AFP ci-dessous):


Européennes: Jean-Michel Baylet envisage des listes avec Bayrou

Le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a indiqué dimanche qu'il envisageait de constituer des listes avec le MoDem de François Bayrou, dont il se sent plus proche que du PS, "divisé" sur l'Europe.

 


Le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a indiqué dimanche qu'il envisageait de constituer des listes avec le MoDem de François Bayrou, dont il se sent plus proche que du PS, "divisé" sur l'Europe.

"J'ai demandé à rencontrer François Bayrou parce que j'envisage la possibilité de faire des listes avec lui", a indiqué M. Baylet au Journal du dimanche.

"Son courant et le mien ont toujours été a l'avant-garde de la construction Européenne. Nous avons une vision semblable de l'Europe : fédérale, sociale et puissante. Il y a plus de choses qui nous rapprochent de François Bayrou que du PS, divisé sur le sujet", a ajouté le sénateur du Tarn-et-Garonne.

"Ce n'est pas une rupture (ndr: avec le PS) mais une manière de se démarquer", selon M. Baylet.

"La dernière fois, le PS nous avait baladés et nous n'avions eu aucun élu au Parlement Européen, pas question que cela recommence", selon lui.

"Comme la gauche tient la quasi-totalité des régions il y a des chances pour que nous repartions avec le PS aux régionales. Quand à la présidentielle, il faudra rassembler tout le monde. Bayrou est un opposant confirmé à la politique de Sarkozy et tous les opposants devront se rassembler au second tour", conclut-il.

Par VincentC
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Lundi 8 décembre 2008
De notre envoyé spécial à Reims, Rodolphe Geisler
Le Figaro du 05/12/2008
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Le président du MoDem effectue toutes les semaines un voyage de deux jours dans une région française.

Pour aller regarder les Français «les yeux dans les yeux», François Bayrou n'hésite pas à se coiffer d'une charlotte et à enfiler une blouse d'entreprise. Pas forcément seyant, mais souvent obligatoire, comme mercredi, pour aller rendre visite aux ouvrières de la biscuiterie Fossier, célèbre pour ses petits boudoirs roses. C'est le nouveau défi du président du Mouvement démocrate : «Aller à la rencontre des vraies gens sur leur lieu de travail», comme il dit.

Depuis deux mois, François Bayrou s'immerge donc deux jours par semaine dans une région. L'occasion, pour lui, de (re)tisser son réseau en vue de 2012. Cette semaine, il faisait étape à Reims et dans ses environs. «Moi, j'aime bien la vie réelle. C'est mieux que les discours politiciens et autres manœuvres d'appareil», explique-t-il, aux ouvrières. «Et je ne dis pas ça parce que je suis à Reims», ajoute-t-il, pour mieux se distinguer du PS, qui y exposa ses divisions lors de son congrès, en novembre.

Démagogique, François Bayrou ? Il jure que non. «Je n'ai pas envie de profiter de la crise du PS. Ce dont j'ai envie, c'est rassembler au-delà des étiquettes» pour proposer une alternative en 2012, assure-t-il, avec gourmandise, un sachet de marrons chauds en mains, dans les allées du marché de Noël de la capitale champenoise.

 

«Ce n'est pas mon modèle de société»

 

L'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire du PS lui est-elle plus favorable que s'il s'était agi de Ségolène Royal ? Le président du MoDem botte en touche. «Ceux qui l'ont emporté l'ont fait sur un seul thème : celui du sectarisme. Or, comment imaginer gouverner la France, si vous ne voulez discuter qu'avec ceux qui sont de vos idées. Moi, je choisis le rassemblement contre tous les secta­rismes», dit-il. Puis il ajoute, cette fois clairement à l'adresse de Martine Aubry, qui aux municipales à Lille a fait alliance avec le MoDem tout en récusant tout accord national : «Moi, je n'aime pas les gens qui font une chose et disent son contraire.» Cette fois, c'est dit.

Officiellement, la venue de François Bayrou dans la Marne est un hasard de calendrier par rapport à la législative partielle dont le premier tour a lieu dimanche. Son candidat, Franck Noël, rêve de tirer profit des divisions de l'UMP. «La bataille entre Catherine Vautrin et Renaud Dutreil aux municipales a laissé des séquelles auprès de la droite locale», analyse le député européen centriste Jean-Marie Beaupuy. Mercredi soir, lors d'une réunion publique devant deux cents sympathisants, François Bayrou s'est, une nouvelle fois, livré à une charge contre le chef de l'État. «Je n'ai aucun contentieux personnel avec Nicolas Sarkozy. Car je ne peux pas être son ennemi, parce que je n'ai jamais été son ami. Même si, dans la crise mondiale que nous traversons, il a été présent, pour moi, les retraites à 70 ans, la prison pour les mineurs à partir de 12 ans, ce n'est pas mon modèle de société.»

Un peu plus tôt, dans une brasserie, devant un vin chaud, il racontait, sur le ton de la boutade, avoir un jour dit à ses enfants : «Généralement, les gens commencent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, j'ai commencé ministre et je finis révolution­naire.»

Par NicolasC
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Vendredi 31 octobre 2008
Le débat actuel qui oppose les parlementaires sur Internet a de quoi surprendre. Depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy, c’est une des premières fois que l’on voit les députés UMP voter selon leurs convictions, plutôt que d’agir en chambre d’enregistrement comme le Parlement sous Louis XIV.
 Il est néanmoins décevant, en tant qu’élève d’école de commerce, de voir la faiblesse des arguments économiques utilisés dans le débat sur le téléchargement gratuit. Une  de nos professeurs de droit le rappelle avec ironie : la référence à Internet n’est apparue dans le droit du travail qu’en 2006… et seulement en 2008 pour le droit de la publicité. On reconnaît bien la grande réactivité de nos parlementaires au progrès. Certains, d’après leurs secrétaires, sauraient même envoyer des mails…

Le débat français sur le téléchargement gratuit, tel qu’on peut le lire dans la presse, oppose deux visions économiques différentes. D’une part, ceux qui proposent une interdiction du téléchargement gratuit, avec un système plus ou moins répressif ; ils relayent les inquiétudes des producteurs et distributeurs. D’autre part, certains réclament la gratuité, sans se soucier de la crise qui frappe ces sociétés de production ; ils relayent les inquiétudes des consommateurs.  Dans ce débat, aucun des deux réponses n’apporte de solution intéressante, et leurs arguments utilisés souvent fallacieux.

Examinons la première solution. Elle propose un retour plus ou moins avoué au système économique pré-Internet, contrôlé et au profit des maisons de disques. Dans ce système de production les artistes signaient généralement des contrats pluri-annuels et contraignants ;  le rapport de force était plus favorable aux premiers. Hollywood dans les années 40 fonctionnait de manière identique, avec des écrivains de scénarios et des acteurs signés pour plusieurs années ; les studios étaient tout-puissants et créaient des œuvres standardisées. Le système de distribution des œuvres musicales, la radio, ainsi que les magasines et revues spécialisés, assuraient un « filtre » de qualité. En se rendant chez son disquaire un client bien conseillé pouvait espérer en sortir avec un bon disque.
La musique est un bien économique dont la qualité est très difficile à évaluer. Dans ce système, ces trois filtres – presse, réseaux de distribution et radio- permettaient d’en jauger en partie la qualité. Or, ce système s’est renversé. Les artistes communiquent directement au consommateur via MySpace. Les consommateurs utilisent leur iPod ou se rendent sur Deezer pour écouter des chansons qu’ils connaissent déjà.

Que proposent donc ceux qui veulent crminaliser le téléchargement gratuit sur Internet ? De revenir au système économique d’auparavant, avec les maisons de production, la radio musicale, et les réseaux de distribution comme ses trois piliers fondateurs. Pendant ce temps, les habitudes des consommateurs ont changé. On peut recevoir à tout moment un message d’un ami qui nous invite à découvrir la page MySpace d’un artiste, être inscrit à la newsletter d’un blog musical, écouter gratuitement sur Deezer un artiste que l’on veut découvrir. Le consommateur collecte lui-même l’information. Il (ou elle) jauge la qualité des « biens » musicaux bien souvent en dehors des canaux d’information cités ci-haut, incontournables il y a encore dix ans. Il est donc moins prêt à payer pour un service -trouver de la musique de bonne qualité- qu’il effectue maintenant en grande partie lui-même.

Ceci explique en partie la reticence des consommateurs à acheter des CD de musique, en boutique ou sur Internet: : les artistes aujourd’hui peuvent assurer leur propre promotion sur Internet, MySpace est l’un des sites les plus visités au monde, la presse musicale a presque disparu, les disquaires n’ont plus pignon sur rue. Interdire le téléchargement illégal serait aussi stupide que si on avait interdit la télé en 1940 car elle menacait de tuer l’industrie du cinéma. Celle-ci a vu son chiffre d’affaire chuter de 50% dans les années 1940 à cause de l’arrivée de la télévision mais s’est restructuré pour offrir des biens de meilleure qualité. De la à dire que Christine Albanel est influencée par son amante Laurence Parisot, relai efficace des intérêts des industries du disque, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. Toujours est-il, cette solution n’est pas satisfaisante car elle élimine les bienfaits du progrès pour le consommateur. D’ailleurs les études économiques montrent une augmentation de dépenses (pour l’ensemble du poste de dépense « Musique » !) chez les personnes qui téléchargent gratuitement. Il y a donc plus d’opportunités de bénéfices qu’auparavant !

La deuxième position propose de rester dans le statu quo en permettant le téléchargement gratuit. Un des arguments utilisés est celui-ci :  les artistes récupèrent très peu d’argent sur un CD, et peuvent vivre de l’argent de leurs concerts . Soit. Mais est-ce que ceci ne risque pas, quand même, de diminuer les vocations musicales ? Les possibilités de gagner sa vie pour un artiste seraient moins importantes.

Comment sortir de ce dillemme ? Un groupe californien l’a résolu il y a 40 ans. The Grateful Dead est un groupe de rock pyschédélique originaire de San Francisco, actif dans les années 1960 et 70. Ils vendaient peu de CD mais arrivaient néanmoins à bien vivre de leur talent. En effet, ils encouragaient leurs fans à enregistrer et diffuser gratuitement leurs chansons. Une section spéciale leur était reservée lors des concerts. Ils gagnaient leur vie grace aux ventes de leurs produits dérivés (notamment leurs t-shirts avec les « Dancing Bears ») et leurs concerts. Ceci leur a permis, par l’engouement qu’ils ont suscité, de conserver jusqu’à aujourd’hui une grande notoriété aux Etats-Unis. Leur modèle économique repose sur la distribution d’un produit gratuit et la vente de produits annexes, à la manière du modèle économique de l’opensource. C’est un système économique viable, mais qui suppose d’envisager une nouvelle organisation de la filière.

Certaines sociétés téléphoniques ont mis en place un autre système économique viable et prometteur. Lorsqu’on achète un forfait de téléphone, on se voit proposé une option qui comprend l’accès à internet qui donne accès à un téléchargment rapide gratuit et illimité de musique. La musique n’est pas vendue en soi, elle fait partie d’un package comprenant d’autres services ou produits. Déjà testé dans plusieurs pays, le système permet de rémunérer artistes et sociétés de production, tout en laissant le consommateur bénéficiait des nouvelles fonctionnalités décrites en début de cet article. Ceci s’inscrit dans un mouvement général de l’économie capitaliste, bien décrit par Jeremy Rifkin, d’une logique de l’accès plutôt que de la propriété.

Le débat autour du téléchargement ne se résume donc pas à ces deux positions antagonistes : un nouveau système économique dans le domaine musical peut émerger et remplacer celui dont nous vivons la chute.

 
Par NicolasC
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Lundi 27 octobre 2008
Ouf ! – Sussure t-on outre-atlantique après le retour en grâce de Dominique Strauss-Kahn. L’orgueil patriotard a bien failli être blessé On avait accusé, à tort, notre représentant national à Washington d’avoir usé de son pouvoir pour obtenir une place avantageuse à l’une de ses conquêtes amoureuses. L’incident est, assurèment, clos. Circulez, il n’y a rien à voir.

Ouf ! – Soupirait-on il y a quelques semaines. Le plan Paulson, ainsi que les homologues britanniques et européens de sauvetage des banques sonnaient haut et fort la fin de la crise. Le FMI leur apportait sa bénédiction. Circulez, la confiance règne.

Puis plouf ! Les bourses ont plongé à nouveau. Elles sont aller piquer une tête, elles n’en font qu’à leur tête. Les banquiers en sont tous refroidis.

Alors que les bourses plongent, que la confiance s’effrite, que les patrons valsent, est ce au tour de la côte de DSK de prendre l’eau ?

Une vidéo primesautière, où une journaliste française relate la pire expérience qu’elle ait jamais eu avec un homme politique, a refait surface sur le Web depuis quelques jours. Dans une émission télévisée animée par Thierry Ardisson, en présence de nombreuses personnalités du Petit Paris, elle décrit une scène où elle s’est violemment battue avec DSK. Celui-ci l’ayant invité dans un appartement vide, puis tiré vers lui après lui avoir dégrafé son soutien-gorge et essayé de lui enlever son pantalon, la journaliste s’est battue avec lui au sol, lui assenant plusieurs coups violents pour éviter d’avoir une relation sexuelle non consentie avec celui qu’elle nomme « le chimpanzé en rut ». La vidéo se trouve ici :





Nous ne nous étendrons pas sur le leitmotiv national habituel sur la proximité incestueuse entre journalistes et hommes politiques, ni sur le « off », ni sur le difficile métier de journaliste, dont la formule d’icelle – vers la fin de l’extrait - résume le couperet qui s’abattrait sur les journalistes qui briseraient l’omerta : « Je ne voulais pas être la journaliste qui a en un problème avec un homme politique. »

Il est plus intéressant de voir que cette vidéo, ressortie anonyment, relayée par un site de journalisme collaboratif, AgoraVox, donne espoir à ceux qui militent pour une plus grande transparence du système politique.
La démocratisation de la télévision et le rapport de force favorable des hommes politiques face aux journalistes a vu naître une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques dont le contrôle de l’image est un élément clé de leur politique. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en sont les thuriféraires, les « golden boys » de cette génération. Ils sont tous les deux mis en avant les éléments les plus reluisants de leur vie privée, parfois faussement mis en scène, en la présentant comme la vitrine de l’objet marketing qu’ils sont devenus aux yeux des électeurs. Leurs images télévisées respectives, du sauvetage d’enfants pris en rançon, à l’accouchement presque filmé en direct, sont l’équivalent – et la célébrité qui l’accompagne – de Loft Story en matière de divertissement.
Ce rapport de force se renverse. Comme n’importe quel citoyen peut poster une vidéo sur Internet, les hommes et femmes politiques sont parfois pris au piège. Aux Etats-Unis, les vidéos d’un homme politique traitant un homme de descendance asiatique de singe (l’affaire « Macaca ») et d’un sénateur dormant lors d’une séance de travail ont joué un rôle important : ces deux hommes ont perdu leurs sièges en 2006 lors de leur tentative de ré-élection.

Pour revenir à nos moutons, beaucoup de gens, notamment les nombreuses élèves qu’il fréquente, savent que DSK est un homme qui a un problème psychologique et qu’il n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles. Mais cette affaire, comme on le voit dans cette vidéo, montre que les hommes politiques auront plus de mal dans le futur à contrôler leur image de façon aussi stricte qu’ils l’avaient fait dans le passé. La carrière présidentiable de DSK a subitement pris du plomb dans l’aile. Et … depuis la tradition mitterandienne de publier son bulletin médical personnel, DSK aurait eu bien du mal à cacher ses nombreuses maladies vénériennes. Au moins dans ce domaine, la santé du chef de l’Etat, nous avons raison de ne pas dissocier vie privée et vie publique.

Par NicolasC
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