La Newsletter # 1 de Centre-Preneurs

Publié le par MichaelH et JulienM

Il était une fois Centre-Preneurs...

 
    Lundi 15 octobre, une quinzaine de 1A et de 2A se dirigent vers le Napo dans la charmante bourgade de Jouy-en-Josas prétextant un premier dîner entre centre-preneurs. 20h30, tout le monde s’assoit, pour laisser place, quelques secondes plus tard, au premier pichet président fondateur (et ravageur pour l’intéressé que ses amis devront remonter jusqu’à sa chambre … ). Chacun avait un bon prétexte pour venir vider son verre : certains se sentaient depuis longtemps concernés par la politique, et attaquent de front le débat qui s’amorce ; d’autres intrigués par cette nouvelle assoce regardent, observent, écoutent, et se prennent vite au jeu des questions réponses ; quant aux derniers, sans un mot, ils vident leur verre pour terminer allongés dans l’herbe attendant une main charitable – spéciale dédicace à Silvère.

 

Alors, Centre-Preneurs, kezako ? Être à Centre Preneurs c’est parler de la politique sans faire de la politique, c’est avoir des idées sans forcement entrer dans une idéologie : c’est fort de ces principes qu’un petit groupe d’irréductibles 1A décide de montrer sur le campus qu’il peut y avoir un espace d’échange d’opinions où des gens de colorations politiques différentes, allant d'un PS moderne à une UMP modéré, en passant par le MoDem ou le Nouveau Centre, voire sans affiliation politique. Centre Preneurs, c’est la seule assoce où on ne risque pas de vous dire «  allez voir en face », parce qu’elle a pour but la diversité, parce qu’elle cherche à redonner goût à une certaine conception de la politique. Pour toutes ces raisons, venez vous prendre un p’tit cusson avec nous un de ces jours ( on a besoin de bras pour remonter Vincent…).

 

En attendant, voila un petit résumé de ce qui s’est dit à notre premier dîner-débat de lundi.

 
« Qu’est ce que qu’être centriste ? »

 

Etre une force de proposition et d’ « innovation » qui évite la politique politicienne, en se proposant d’être une troisième force républicaine et démocratique, indépendante des autres.

 

Avoir une force de « conscience » sur l’échiquier politique, en ne comprenant pas les propositions des différents acteurs politiques comme étant « de gauche », de « droite », mais en tant que telles.

 

« Européen », parce que l’Europe présente une formidable opportunité de développement et d’ouverture, dans laquelle la France a historiquement sa place et de laquelle elle ne peut se détacher d’un simple geste de la main, non parce qu’elle y est aliénée, mais parce qu’il y va de son intérêt politique, économique et culturel.

 

« Pragmatique », parce qu’il faut dire les réalités comme elles sont, pour affronter la dette, le chômage et l’échec du système éducatif français.

 

Le centre semble rassembler un nombre important de mouvements allant de la social-démocratie a l’UDF, voire à certain membres de l’UMP. Pourtant il y a dans l’expression même de centre, une ambigüité qui se doit d’être rapidement levée : le centre n’est pas un mouvement de consensus mou, coincé politiquement entre ces espaces classiques que sont la gauche et la droite, il s’agit d’une force indépendante ne nécessitant ni la droite ni la gauche pour se définir. Qui se doit d’éviter le piège d’une adhésion par défaut, qui ferait du centre un espace indécis entre deux eaux, ce qui veut aussi dire un centrisme opportuniste profitant de sa situation pour jouer sur les deux tableaux et rester ce faisant dans la politique politicienne.

 

Revendiquer une certaine indépendance par rapport à un clivage qui peut paraître usé voire usant pour les Français qui l’ont exprimé en désintéressant de la politique. Mais en dehors de cette volonté fondamentale d’indépendance qui implique eu un renouveau de l’échiquier politique, le centre est avant tout un mouvement de remise en question de préjugés politiques  trop bien ancrés. En d’autres termes, avant d’être « centre », ce mouvement est une troisième force, venant bouleverser la dualité politique qui semble ( ou semblait ) régner en maître sur le jeu politique, dualité qui a vite fait de se transformer en duel, voire en duo lorsqu'il s'est agit de se renvoyer la balle des responsabilités sans vouloir soi-même entreprendre les réformes dont la France a besoin. Ce mouvement essaime ses valeurs dans toute l’Europe : qu’elles soient d’écoute et de synthèse ( comme l’a montré la coalition allemande ), de proposition et de renouveau ( avec notamment le New Labour en Grande-Bretagne ), qu’on en apprécie ou pas les retombées. D'ailleurs, une conscience démocrate émerge au niveau européen comme le prouve la fondation de Young Democrats for Europe, en septembre 2007, regroupant les jeunes de la Margherita italienne, les jeunes démocrates lituaniens,  ou les jeunes Modem.

 

Etre à Centre-Preneurs, c’est comprendre et pratiquer la politique non pas comme un affrontement dual, mais comme un dialogue constructif, raisonné, où chacun apporte sa pierre. Mais c'est aussi claquer (bientôt) son polo orange et lever son verre bien haut : « Cusson les Centristes » !

 

Michael Horowitz et Julien Marchal pour les Centre-Preneurs.

 

 

 Centre-Preneurs est une association loi 1901 créée en 2007 par des étudiants de première année de l'école HEC. Le prochain thème qui sera abordé par l'association concernera les médias et leurs relations à la politique avec un dîner suivi plus tard d'une conférence avec des intervenants extérieurs. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter notre blog centre-preneurs.over-blog.com, et vous inscrire sur le groupe Facebook, ou sur la page dédiée de campushec.net.

 

A bientôt à Centre-Preneurs !

 

Vincent Chauvet

Publié dans Vie de l'assoce

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